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Ambassador Kraag :
>Je l'ai lu et compris. Un exemple n'est pas une définition. Le fait
>d'avoir conscience d'un objet extérieur (awareness) ne nous renseigne
>en rien sur le phénomène de la conscience (consciousness).
Je vous avais clairement dit qu'il ne s'agissait pas du phénomène
conscience, dont je ne sais pas trop ce qu'il pourrait représenter,
mais d'"être" conscient de....
Pouvons-nous nous accorder là dessus?
>EN résumé, il vous reste toujours à démontrer que tous les humains,
>absolument tous, sont "conditionnés"
Ne pensez-vous pas que dès les premiers éléments de l'apprentissage de
la langue et autres us et coutumes du milieu qui les lui transmet, le
tout petit ne soit conditionné d'une manière ou d'une autre?
Qui pourrait y échapper? Comment survivrait-il?
>que s'ils étaient "libérés" ils "prendraient conscience" de leur
>conditionnement,
C'est l'inverse.
La prise de conscience de certains aspects de son propre
conditionnement peut, à terme, entraîner une libération progressive.
> et par un phénomènequi reste à définir, il s'en
>suivrait que leur attention intérieure ne demanderait aucun effort.
Ceci n'est pas démontrable.
Mais peut s'expérimenter par états méditatifs.
Plus prosaïquement aussi, en certaines situations au cours desquelles
l'intérêt est si total que l'attention s'excerce sans discontinuer et
sans effort (film prenant, match passionnant, relation intense,
etc...).
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