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<alainverghote@xxxxxxxx> a écrit dans le message de news:
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>Maintenant je pense et je dis :
>"Autrefois, c'était mieux"
Evidemment que c'était mieux :
Quand on allumait la radio, on entendait les Rolling Stones ou Georges
Brassens, le rap et la star ac' ne nous vrillaient pas encore les neurones.
On pouvait se promener sans rencontrer mille zombies le samsung à l'oreille.
Windows n'était pas encore inventé, le bleu était dans le ciel, pas sur les
écrans crashés.
Les trottoirs n'étaient pas encombrés de 4*4 et de chiens fous.
Tous ceux qui ont peuplé le quartier ma jeunesse n'étaient pas encore morts.
Les lézards couraient sur les vieux murs enruinés.
Souvent, les matins d'hiver, le givre s'amusait à illustrer les structures
fractales.
Régulièrement, on annonçait la fin du monde et j' ai souvent eu très peur.
Luis Mariano chantait "Mexico, Mexiiiiico" et Dario Moreno nous emmenait à
Rio.
L'oeil rouge du Scorpion et la trainée blanchatre du Sagittaire étaient
visibles en ville et le vertige me prenait en marchant le regard fixé vers
le zénith.
On regardait religieusement "Cinq colonnes à la une", "Belphégor" et "La
piste aux étoiles" sur des téléviseurs ridiculement petits et noir-et-blanc.
En ville, il y avait des rosiers et des niches à lapins dans les cours .
Les vieilles filles cultivaient leurs jardins et, le dimanche matin, on
allait leur acheter un bouquet de glaïeuls.
Peau de lapin, pô, peau de lapin, pôoo...il fallait les retourner et les
bourrer de papier journal pour empêcher quelles ne pourrissent.
Les vieux Arabes, "les chibanis", passaient et repassaient, l'épaule prête à
ployer, ouin, ouin , marchand d'tapis, ouin, ouin...
Les hannetons sonorisaient de leur vol lourd les soirs d'été.
Lucien Barnier emmenait l'auditeur "Aux frontières de l'inconnu".
Les pardessus étaient beaucoup plus épais qu'aujourd'hui.
Le dimanche en fin d'après-midi, il y avait un film sur la seule et unique
chaine de télé.
Il y avait un vendeur de radio-télé dans la vitrine duquel, on pouvait
admirer des cristaux de galène, des diodes au germanium, et des
transistors OC71 avec leur point de peinture rouge, petit oeil narquois.
Quand le camion apportait les lourds pains de glace au bistrot de la rue,
nous nous précipitions pour mettre la main sur quelques éclats que nous
suçions avec délices.
A la radio, Geneviève Tabouis nous demandait de nous préparer à savoir...
Les photographies étaient de format carré, sur papier chamois avec bords
déchiquetés.
Les bistrots avaient une tonnelle que venaient parfumer les grappes
violettes des glycines.
On trouvait des paquets de 4 cigarettes.
La Dauphine tenait mal la route.
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Fernand.
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