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"Alain Haïoun" <alain.haioun@xxxxxxxxxx> a écrit dans le message de news:
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| Il faut enseigner l'énergétique (production d'énergie en particulier) dans
| les écoles, les collèges et les lycées le plus tôt possible.
| Le publique est encore pas mal dans l'obscurité actuellement.
| Je suis surpris de constater que la majorité des gens n'a pas encore pris
| toute la mesure du problème.
| Pourquoi ne pas commencer par proposer des conférences dans les
| établissements scolaires.
Mais pour quoi faire ?
On briffe déjà les jeunes sur la drogue, la sécurité routière, les risques
d'enlèvement... tout cela est facteur de stress voire de culpabilisation, on ne
va
pas en rajouter avec l'énergie. Je revendique pour les mineurs, au moins
jusqu'à
l'ado, le droit à une certaine insouciance (ce qui ne veut pas dire qu'on ne
ferait
pas d'éducation, mais l'éducation, ce n'est pas seulement se focaliser sur le
négatif et les grands problèmes de notre époque, qui ne sera pas forcément la
leur).
...
| > Amha, le problème est technique : on n'a pas encore les bons produits de
| > remplacement. On peut bricoler, ça donnera un peu de répit, mais sans
| > solution
| > radicalement nouvelle, c'est la situation actuelle, j'ai bien peur qu'on
| > ne fasse
| > que limiter l'augmentation de la pollution, sans la réduire.
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| C'est tout à fait vrai. J'espère que ce répit donnera le temps de développer
| les nouvelles solutions qui pourront commencer à être opérationnelles dans
| 10 ou 15 ans et seront généralisées après.
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| A ce sujet qu'elle est ton sentiment sur le choix de la filière "fusion
| nucléaire" qui serait le plus judicieux? Confinement magnétique, confinement
| inertiel? J'initialise la discussion technique sur fr.sci.physique.
| Pour ma part je crois qu'il vaut mieux aujourd'hui diversifier les pôles de
| recherche pour bien identifier les problèmes industriels qui seront posés.
| J'ai cru comprendre que la fusion nucléaire pourrait déboucher aussi bien
| sur des productions de masse (type ITER) que sur des mini-unités (type
| Z-machine) selon les options techniques.
Pour les mini-unités, je ne sais pas, mais que ce soit ITER ou la Z-Machine, on
est
encore très très loin (plusieurs décennies) de tout projet concret. Je ne sais
pas
du tout quelle serait la meilleure méthode de confinement, et je ne crois pas
qu'on
puisse le savoir aujourd'hui, tant des technologies différentes sont
susceptibles
d'évolution avant qu'on arrive à des projets commerciaux. La Z-Machine en
particulier, semble avoir mis en évidence de nouveaux phénomènes. Personne
n'avait
prévu qu'on allait y dépasser les deux milliards de degrés. Il n'y a pas à ma
connaissance d'explication satisfaisante ou de modèle théorique.
| Pour les autres filières auxquelles tu as fait allusion dans ton précédent
| poste, la faisabilité est-elle acquise actuellement? J'ai observé que les
| scientifiques avaient des doutes sur les principes mêmes. Quant est-il
| aujourd'hui?
Tu as raison. C'est extrêmement spéculatif. La faisabilité n'est pas acquise.
Le problème est que dans ce domaine, il y a ce que j'appellerais :
- des illuminés. Ils voient partout ce qu'ils cherchent c'est à dire qu'il
interprêtent les résultats de leurs expériences en fonction de leurs rêves
théoriques. Leurs connaissance scientifiques sont rudimentaires. Ils
communiquent
beaucoup (sites internet, forum). Mais quand on regarde de près les résultats
et les
mesures, il n'y a rien.
- des escrocs. Ils ont la machine miracle, ils ont juste besoin qu'on
investisse
chez eux pour qu'ils puissent finaliser la mise au point pour la
commercialisation.
En fait, il n'ont même jamais eu un prototype qui fonctionne.
- des "inventeurs" (comme ils se nomment eux-même), parfois en plus, illuminés.
Ils
brevettent à tout va. Leurs brevets ne sont jamais reproductibles, soit ils ne
sont
pas suffisamment décrit, soit ça ne marche pas. Il faut les contacter pour
avoir les
détails, ils sont souvent parano, autodidactes, et les rares scientifiques qui
s'intéressent à eux ont du mal à communiquer faute d'un langage commun.
- des curieux sérieux, universitaires ou ingénieurs, souvent d'un bon niveau
scientifique, troublés par des résultats anormaux d'expérience. Ils ont été
confrontés à des phénomènes bizarres, mais c'est assez difficile pour eux de
les
répliquer ou faire répliquer, et s'ils le peuvent, ils ne trouvent pas d'écho
chez
les physiciens professionnels, pour qui la science se réduit à ce qu'on en
connait,
ou à ce qu'il est prévu d'en connaître.
(Et je ne parle pas des théoriciens marginaux, c'est un autre débat).
Il n'y a donc qu'une très petite chance que quelque chose émerge, du dernier
groupe,
voire peut-être aussi de celui des inventeurs. Mais les physiciens ne se
plieront
qu'à l'évidence, il faudra donc que le produit miracle démontre la production
d'énergie de façon spectaculaire. C'est loin d'être le cas actuellement.
| Alain
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